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mercredi 25 mars 2009

Ruelles et Portes de la Médina de Tunis

La Medina de Tunis




"Dans l’infini dédale des ruelles de la médina, rares sont les flâneurs jetant un coup d’œil sur les plaques en émail bleu accrochées au mur. Ceux qui se baladent pourtant le nez en l’air, finissent par réaliser que les noms de ces ruelles résument à eux seuls, toute l’histoire des quartiers de la vieille ville. Une histoire parfois mêlée aussi à l’imaginaire et à la poésie populaires. Découvrir l’origine de ces noms revient à effectuer une plongée dans le passé de la médina et de ses habitants, à connaître les modes de vie et les préoccupations d’autrefois."

Ce n'est que depuis peu que j'ai commencé à faire partie de ceux "qui se baladent le nez en l'air" pourtant ce n'était pas faute d'avoir été intéressée par l'histoire et l'origine des noms de ces ruelles qui ne me sont pas étrangère, je dirais même que ça pourrait être bien la raison, regarder sans voir, devient tellement facile quand il s'agit de ces choses qui te sont familières...

Et pour tout vous dire, malgré ma curiosité et mon intérêt je n'ai pas pris la peine de vérifier et de chercher, de fouiller, mais heureusement qu'il n'est jamais trop tard, et j'ai enfin pu remédier à cela !

"Toutes ces rues, ruelles et impasses étaient autrefois jalousement gardées par un mur d’enceinte percé de plusieurs portes qui se refermaient dés la nuit tombée : Bab Dzira, Bab el Bhar, Bab Carthagena , Bab Souika, Bab Djedid, Bab Bnet , Bab Menara , Bab el Fella, Bab Aleoua , Bab el Kkhadhra, pour ne citer que les plus connus."

Voilà mes amis, je n’ai pas mis le lien du site dans lequel j’ai trouvé ces informations exprès, je me suis dit, et pourquoi ne pas essayer de deviner pour quelle raison, on a nommé tel Bab ainsi plutôt qu’autre chose ! (seulement pour ceux qui sont en gras) si ça vous intéresse alors vous devez le faire sans googlage, j’aurais aimé deviner moi aussi, mais voilà que j’ai déjà l’information !

Cette invitation au voyage culturel dans le riche et surprenant patrimoine de la médina de Tunis est astucieusement guidé par Fleur de Lys dans le forum alternatif tunisien.

Le clic des curieux et amoureux d'Histoire=> http://alternatif.freediscussions.net/forum.htm

mardi 20 janvier 2009

Tunisie vue du ciel ...

Avec les privilèges de l'aigle, Yann Arthus-Bertrand nous fait voyager sur une terre riche d'Histoire et de beautés. A travers ses étonnants et splendides clichés pris du ciel, redécouvrons la Tunisie :




Les ksour ou ksar désignent des forteresses berbères typiques du sud de la Tunisie. Repliées sur une cour intérieure et protégées par un mur d’enceinte parfois haut de 10 m, elles étaient bâties sur les reliefs pour se protéger des assaillants. Elles témoignent en effet de la longue résistance des Berbères à l’invasion arabe entre le VIIe et le XIIe siècle. La plupart de ces ksour étaient des greniers collectifs pour le stockage en toute sécurité des céréales, de l’huile et du fourrage. C’est pourquoi ces forteresses sont divisées en ghorfas, alvéoles de 4 à 5 m de profondeur et de 2 m de haut superposées sur plusieurs étages. D’autres ont servi d’habitations avant que ces sites aient été délaissés au profit des plaines une fois le calme revenu dans la vallée. Vides, ces « greniers des crêtes » dominent encore le paysage, rappelant par leur taille qu’un climat plus humide permettait autrefois de nourrir une population importante dans une région qui est aujourd’hui aux franges du désert du Sahara.




El-Jem, Gouvernorat de Mahdia

Quand on rallie El-Djem par la route, on voit surgir au loin une immense structure cylindrique tout à fait mystérieuse. Ce n’est qu’en arrivant à proximité que l’on découvre une bourgade somnolente à ses pieds. Le monde antique paraît écraser ici le monde moderne. L’amphithéâtre, qui date sans doute du début du IIIe siècle, est célèbre par ses dimensions (148 m de long, 124 m de large et 427 m de périmètre) et par son état de conservation. L’ancienne cité romaine de Thysdrus s’était auparavant contentée d’un amphithéâtre taillé à même le tuf dont on peut visiter les ruines. L’accroissement de sa population, qui atteignit probablement plusieurs dizaines de milliers d’habitants au IIe-IIIe siècle, et son enrichissement grâce à la culture de l’olivier, exigèrent la construction de cet édifice prestigieux dont l’architecture s’apparente à celle du Colisée romain. El-Djem rappelle ainsi que dans l’Antiquité, la population du sud de la Méditerranée était aussi importante et aussi prospère que celle du nord et suggère qu’une telle situation démographique peut revenir sans créer de catastrophes : alors l’amphithéâtre d’El-Djem paraîtra petit au regard des gratte-ciel qui l’entoureront.




Marabouts dans le Jebel Krefane, gouvernoratde Tozeur

L’Ifriqiya (l’Afrique) fut conquise par les Arabes dès la fin du VIIe siècle. Mais l’arabisation et l’islamisation, assez lentes au début, ne se sontaccélérées qu’à partir du XIe siècle. Comme dans les autres territoires tardivement islamisés, c’est le soufisme qui s’est implanté. En Afrique, ce courant prend appui sur le maraboutisme, culte des saints qui devient un élément essentiel de
la dévotion populaire : des tombeaux à coupoles (ou marabouts) parsèment villes et campagnes. Le marabout renvoie à l’origine au murabit, moine guerrier vivant dans un couvent fortifié (ou ribat). Puis il en vient à désigner un personnage qui s’est illustré par sa piété, sa charité, sa science religieuse ou ses dons de guérisseur. Le terme s’applique aussi à son mausolée, lieu de pèlerinage où les adeptes viennent le vénérer par des cérémonies chantées et dansées.
Aujourd’hui, les marabouts ont conservé une grande influence spirituelle, labaraka, qui peut influencer non seulement la vie quotidienne des fidèles mais aussi la vie politique du pays.


... d'autres photos vous attendent ici

Sujet proposé par Herr Mannelig.