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vendredi 10 juillet 2009

Femme Tunisienne


Avec celui des pays occidentaux, l’écosystème tunisien est le plus riche en biodiversité, le plus complexe, le plus émancipé et le plus productif de la planète arabo-musulmane.


Ministre, députée, médecin, pilote, avocate, magistrate, cadre supérieure, alternaute, institutrice, journaliste, chirurgien-dentiste, pharmacienne, ... la femme tunisienne à tête nue est aujourd'hui encore présente dans toutes les activités professionnelles de ce pays bâtie ... par une femme, Elyssa.



Jusqu'ici " sans bout de chiffon" sur ses pensées, la femme tunisienne représentait un symbole lumineux de la modernité de sa société, pilier bien ancré de son identité authentique, une "femme démocrate", mais, malgré la circulaire de 1981, devient de plus en plus un bouclier vulnérable face à l’extrémisme, le fanatisme et le repli sur soi.


L'esprit du texte du CSP de 1956 ne suffit plus, la femme tunisienne à tête nue est décimées par le prêche intensif et le réchauffement théologique. Et comme rares sont les pays ayant soutenu la proposition d'un moratoire sur cette mode orientale d'inspiration sectaire et importée par les chaînes et boulets du Golfe, adoptant une interdiction totale du voile sur la femme, l'espèce est menacée !


C'est pourquoi l'ALTERNATIF (Fonds international pour la sauvegarde des femmes tunisiennes à tête nue) a soutenu cet appel à l'action car une telle interdiction pourrait permettre aux populations de jeunes laïcs de se reconstituer et de retrouver pleinement ses droits.

Texte proposé par Phidias sur le Forum Alternatif Tunisien

dimanche 17 mai 2009

Pénalisation de la sodomie et l'homosexualité dans les pays arabes

Anwar ne parle ni anglais, ni français, ni espagnol : les propos qu'il tient en arabe sont traduits par une responsable de Human Rights Watch (HRW) qui l'a aidé à sortir d'Irak. "J'ai été arrêté par les forces de sécurité irakiennes en février, raconte le jeune homme d'une voix blanche. J'ai
été torturé et plusieurs fois violé. Les cinq homosexuels qui étaient
en cellule avec moi ont été exécutés. Quatre jours après leur mort,
j'ai été relâché et je me suis enfui."

Extrait d'un article du monde



Je me demande comment ces flics arrivent à se regarder dans la glace, ils arrêtent et éxécutent des hommes parce qu'ils sont homosexuels mais ils les sodomisent en tout impunité. C'est eux qui devraient être punis pour viol et sodomie.


Suite de la discussion sur le forum

jeudi 12 mars 2009

L'apprentissage des rapports sexuels ...

Initiations Sexuels
External Structure and Expectations

http://imblog.aufeminin.com/blog/D20060731/85981_661292671_6803_251395821_couple_amoureux_h140501_l._H174739_L.jpg



J'ai lu quelque part que les humains pour des gestes aussi "naturels" que ceux du rapport sexuel passent par un apprentissage, observent et imitent. De façon que quelque chose supposée aussi instinctive et animale se retrouve un apprentissage. Tout apprentissage suppose l'environnement cognitif, culturel, social etc.

Un truc me fait sourire. On est programmé d'une certaine façon à attendre certains dénouements à partir de certaines prémisses. On est rarement libres ou assez conscients des situations pour reconnaitre ou agir à propos. On recherche des schémas appris et on essaye de faire coïncider notre réalité confuse et peu discernable avec ces schémas. Nos attentes sont façonnées ainsi en dehors de toute intervention ou conscience indépendante.


Exemple: On voit un feuilleton avec un jeune homme et une demoiselle qui après un accident de la circulation s'échangent les numéros de téléphone et finissent amoureux transis, on fini par stocker ce schémas dans notre mémoire et on se retrouve à fantasmer sur ce scénarios à chaque fois qu'on croise une belle dans une voiture ou une situation nous évoque ce souvenir.




On cherche désespérément un support pour rationaliser nos impulsions et vivre d'une façon ordonnées nos élans désordonnées. On essaye de se représenter les situations sous un aspect raisonnable et socialement concevable. On ment souvent quand on dit qu'on vit directement nos expériences. On est malgré nous obligés de les vivres à travers une grille de lecture peu importe cette grille.





La suite de cette réflexion sur l'amour, la sexualité et ses rituels initiatiques par Overdrive est sur le forum tunisien alternatif.

Le clic qui épanouie toutes les sexualités => http://alternatif.freediscussions.net/forum.htm

mardi 20 janvier 2009

Pourquoi la Femme fait-elle si peur ?



Le n°33 Janvier-Février du Monde des Religions propose un dossier intéressant :
La Femme dans les religions : pourquoi fait-elle si peur ?



Se démarquant des cultes plus anciens (notamment de ceux qui vénéraient la "grande déesse"), lorsque les cités se sont développées et que les premiers royaumes se sont constitués après le néolithique, depuis leurs origines jusqu'à aujourd'hui, quel est l'un des points communs avec les principales religions (bouddhisme, christianisme, confucianisme, hindouisme, islam, judaïsme, taoïsme) ?

... le mépris de la femme, son abaissement, le dénigrement de son corps et de son esprit !

Entre la mysogynie présente dans les textes fondateurs d'une part, puis les lectures machistes et instrumentalisations des religions d'autre part (puisque les personnes Jésus et Mohamed eux sont au contraire considérés comme des figures universelles du féminisme), aux violences encore actuelles (lapidation, bûcher, excision, ...), qu'est-ce qui fait que la femme soit aussi massacrée (au sens propre et figuré) par l'homme ???

Vous pouvez aussi donner votre avis => http://alternatif.freediscussions.net/cultes-croyances-f7/la-femme-dans-les-religions-pourquoi-fait-elle-si-peur-t2752.htm

mardi 2 décembre 2008

Les filles de Riadh


Je viens de terminer "les filles de Riadh" de la saoudienne Raja Abdallah Sane3 , celui qui a fait couler pas mal d'encre en Arabie saoudite et a même été censuré à moment donné

Deux conclusions là dessus , d'abord je m'étonne vraiment que le livre ait été censuré car réellement il n'y a pratiquement rien de sexuel ou de véritablement scandaleux là dedans, des filles normales qui passeraient sans doute totalement inaperçues en Tunisie

La deuxième conclusion est celle qui m'a choquée le plus, le livre était concentré surtout sur certaines contradictions ou non-sens de la société saoudienne, je m'attendais à ce qu'il s'agisse de questions de voile, de travail , de permis de conduire , le divorce devant un tribunal, la polygamie. Et certes ces questions là se trouvaient aussi. Mais en fait ce qui embête le plus les jeunes saoudiennes apparemment ce sont des travers de leur société qui existent aussi dans la société tunisienne:
- les familles qui se mêlent du mariage de leurs enfants, et comment beaucoup d'hommes qui se prennent pour des champions finissent par abdiquer devant la pression familiale
- les couples qui n'arrivent pas à sortir ensemble tant qu'ils ne sont pas fiancés ou qu'il n'ont pas signé le contrat (chose que j'ai vu personnellement dans des villages du sahel et au sud)
- la responsabilité du divorce qui est toujours mise sur la femme et que le fait que les femmes divorcées n'ont quasiment aucune chance de se remarier (sauf avec un vieux) même les hommes divorcés veulent des vierges
- le fait que certains hommes un brin obsédés après avoir couché avec la fille lui reprochent de les avoir laissé faire , et la laissent tomber après
- le fait qu'un mec préfère généralement se marier avec une fille moins cultivée que lui pour se sentir "homme"
- le fait que les citoyens ne donnent plus leur avis personnel mais essaient d'avoir le même avis que la majorité

Enfin tous cela existe dans la société tunisienne et ce n'est pas une minorité (sauf si on compte les menazah comme la majorité de la Tunisie et encore) la seule chose qui nous manquait c'est le voile intégral et on sera l'arabie saoudite bis . Et on peut se poser la question si en parlant de net recul de la liberté sexuelle et la liberté tout court chez nous , nous ne sommes pas en train de nous voiler la face, nous nous moquons des saoudiens mais le fond est finalement peut être le même seule la forme a changé.
La seule chose dont on peut s'enorgueillir c'est que chez nous le mot minorité existe encore chez nous. Le jour où ça n'existera plus...

Texte proposé par Trainspotting sur le forum alternatif

Pour lire la suite et donner votre avis cliquez ici

lundi 3 novembre 2008

[JCC'08] Pourquoi viennent ils regarder les films au Cine ?

Belial : Ce que j'ai le plus aimé, c'était un couple qui a mis de la musique pendant le film. Le volume était bas, mais étant juste derrière eux je l'entendais moi aussi... ceux qui parlent au téléphone à l'intérieur de la salle sont sympathiques aussi.

Des fois je me demande si ça ne serait pas mieux si les spectateurs resteraient en nombre limité, comme d'habitude quoi...


trainspotting: Le pompon c'est quand j'ai demandé à un couple (la quarantaine) qui bavardait dans la salle depuis une bonne demi heure (très poliment je vous jure) de bien vouloir nous laisser écouter le film, je me suis fait traiter de 9lilet 7hya . Parce que c'est un droit maintenant de discuter durant le film.



Vous pouvez donner votre avis sur le forum Tunisien Alternatif

mardi 14 octobre 2008

barra 5ouv taxi

ya madame barra 5ouv taxi...

C'est la réflexion qu'on entend à chaque fois.
Chaque fois qu'on se plaint d'un état de choses on risque souvent d'avoir des gens qui nous font des réflexions de ce genre.
La scène type se passe dans un bus, plein à craquer, on dirait qu'on transporte des bestiaux et une femme qui se plaint parce que la situation est intolérable. Quelqu'un alors trouve le culot de reprocher sa réaction à la femme. Elle a alors l'impression de passer pour quelqu'un qui pleurniche alors que tout le monde accepte cette fatalité faite de corps empilés et d'odeurs fétides.

Je translate cette scène à tous les champs du vivre ensemble. J'ai la conviction que chaque fois que quelqu'un se plaint d'un état de faits il trouve toujours des gens qui le mettent à l'écart même s'ils sont eux aussi concernés sinon plus.

Quelle est la logique derrière ce genre de comportement?

L'élite ou la supposée élite est à ce point mal perçue par les gens?

La rancune explique t'elle cette réaction?

Au lieu de gens aisés qui se plaignent de l'état du transport en commun, on risque d'avoir des gens qui se déplacent en taxi ou en voiture personnelle et laissent les autres dans l'état auquel ils tiennent tant. On pourrait translater cette logique à l'enseignement publique qui au lieu de l'améliorer pour le garder en tant que creuset de la république, on cherche chacun de son côté à mettre ses enfants dans des écoles privés.

Que faire devant cette logique implacable qui mène à se désolidariser de cette masse inconsciente?

suite de la discussion ici


par Overdrive

mercredi 8 octobre 2008

Tarek Dhiab innocent .. car il est pratiquant ?

Suite de l'affaire ... La defense plaide l'innocence de son client, en s'appuyant sur le fait qu'il soit .............. pratiquant What a Face

Ca c'est une preuve irrefutable comme tout le monde le sait ! Je ne sais pas si la justice prendra en compte cet argument de defense. Mais si c'est le cas on aura beaucoup d'innocents dans la pays !

Citation:

Affaire Tarek Dhiab
La défense rejette toute tentative de corruption arguant que son client est un musulman pratiquant

Tarek Dhiab a comparu samedi matin devant le tribunal cantonal de Tunis. Il devait répondre de plusieurs accusations : délit de fuite, absence d'attestation d'assurance de son véhicule et tentative de corruption d'un agent de l'ordre dans l'exercice de ses fonctions outre injures et blasphèmes.

L'agent de l'ordre a ajouté que Tarek Dhiab l'a menacé de recourir à d'importantes personnalités pour intervenir à sa faveur.

Facteur qui a incité l'agent en question à demander des renforts sur le lieu de l'incident.

Aux questions du président de tribunal : Tarek Dhiab a rejeté toutes les accusations contenus dans le procès-verbal expliquant qu'il s'agit d'une cabale montée de toutes pièces en étroite relation avec les milieux du football.

Ajoutant qu'il n'a à aucun moment cherché à corrompre l'agent de l'ordre et qu'il est impossible de remettre une somme de 10 dinars à un agent accompagné de dix autres ce qui donne une moyenne d'un dinar pour chaque agent.

Comment le faire a-t-il conclu quand je n'ai jamais tiré les intérêts provenant des liquidités déposées dans la banque. Il a conclu en rejetant l'accusation de blasphèmes et d'injures à l'encontre de l'agent de l'ordre.

L'avocat de la défense est allé dans le même sens mettant notamment l'accent sur la gravité des accusations portées à l'encontre de son client avec l'unique dessein de porter préjudice à une personne (Tarek Dhiab) qui a fait honneur à son pays par le passé comme sportif et qui est considéré à l'heure actuelle comme le meilleur commentateur sportif dans le monde arabe. Pour terminer, l'avocat s'est demandé comment accuser son client d'avoir proféré blasphèmes et injures alors qu'il accomplit depuis près de trente années ses devoirs religieux. Aussi a-t-il réclamé le non lieu pour Tarek Dhiab.

Le tribunal a mis l'affaire en délibéré et le verdict sera rendu le 15 octobre.



Comme rapporté par notre consœur Assabah

lundi 6 octobre 2008

Tunisie & France, des liens, nos sentiments (2)

Je pense que les rapports entre tunisiens et français ne sont pas aussi forts qu'ils ne paraissent. D'après mon expérience, ils ne se connaissent pas tant que ça.
Pour un français moyen, la Tunisie c'est le soleil, c'est une destination de vacances pas chère, c'est Tunis, Hammamet ou Jerba. Quand ils partent en vacances en Tunisie, ils logent dans des hôtels 3 étoiles, ils mangent au resto de l'hôtel une bouffe qui n'a rien de tunisien, ils font le souk où ils sont assailli de gens qui veulent les arnaquer, ils assistent à des spectacles de danses folkloriques et ils mangent un méga couscous brochettes le dernier soir en dansant sur "c'est la danse des canards".
Un français moyen pense qu'en Tunisie on fait aussi le tajine et la pastilla comme au Maroc, il est surpris de savoir qu'en Tunisie on ne fête pas noël (à chaque fois que Noël approche les gens me demandent si je ne vais pas rentrer le fêter en famille).

Pour un tunisien moyen, la France c'est un endroit pour faire du shopping, on arrive avec des valises pleines de bouffe pour dépenser le moins possible et on repart avec pleins de vêtements et cadeaux. La plupart des étudiants tunisiens qui viennent en France sortent entre tunisien et continuent de cuisiner tunisien et repartent sans s'être intéressés à la culture française. Pour les femmes tunisiennes, la cuisine française (makla souri) c'est el makla ezza3ra, quand il n'y a pas de sauce tomate, donc ça peut être des plats de pâtes au poulet avec une sauce au safran ou curcumin (un plat pas du tout typique en France). En général, les tunisiens ne connaissent pas les plats typiques français (choucroutes, cassoulet, pot au feu, blanquette...) et les français connaissent mal les spécialités tunisiennes (ils connaissent mieux les spécialités marocaines et pensent que c'est pareil partout au maghreb).

Bien sur, il y a des exceptions dans les deux cas, il y a des français qui vont dans des familles tunisiennes et qui s'imprègnent de la culture locale, ils voient comment vivent les tunisiens au quotidien. L'inverse est vrai aussi, des tunisiens qui s'intéressent à la culture française. Mais je considère que dans les deux cas il s'agit de minorités.

Il y a des dissymétries dans les rapports tunisiens-français. Par exemple, les tunisiens s'intéressent à la France plus qu'à d'autres pays parce qu'il y a la langue. Par contre, je ne pense pas que les français s'intéressent plus à la Tunisie qu'à d'autres pays.
L'accueil réservé aux tunisiens en France n'est pas le même que trouve un français qui arrive en Tunisie. Un tunisien quelque soit son rang social doit faire la queue pour prendre un visa, ou pour demander une carte de séjour alors qu'un français quelque soit son rang social peut partir en Tunisie muni d'une simple carte d'identité. Cette différence de traitement peut engendrer des rancoeurs de la part des tunisiens envers les français.

Il y a le racisme des français envers les tunisiens, même si on le voit de moins en moins, il puisent ses sources dans les idées coloniales de l'homme occidentale supérieurs aux noirs et africains et il est entretenu par le comportement peu civique de certains immigrés maghrébins.
Il y a le racisme des tunisiens envers les français, notamment en ce qui concerne la religion. A chaque fois qu'il y a un couple mixte, le mari ou la femme tunisien va dans la plupart des cas demander au conjoint français de se convertir à l'islam.

La question est très complexe, ce sont les premiers aspects qui me viennent à l'esprit.

Par Supra

suite de la discussion ici

lundi 29 septembre 2008

A Sidi Bou on ne sert pas les Arabes !

L'autre fois a Sidi Bou j'avais besoin d'un café. Un café etait ouvert et il y avait des touristes qui buvaient du soda ... je me suis assis et demandé au serveur une tasse de café et lui il me l'a refusé en disant : on ne sert pas les arabes.
J'ai ete fou de rage !! Imaginez ! On est discriminés dans son propre pays ! Si le café etait ouvert, il n'a qu'a le fermer s'il est moralement incorrect de servir des arabes pendant le mois de ramadan. il m'a dit que c'etait un ordre de la police. C'est insensé, je n'y crois pas car il y a d'autres cafés qui sont ouverts et qui servent tout le monde. Et ce que c'est vrai toute cette histoire ?


Suite de la discussion ici


mardi 16 septembre 2008

[Enquete]Les fraudes augmentent durant le mois de ramadan

Décidément le mois de ramadan est le mois des dérives en tout genre, le mois de la déchéance et de la malhonnêteté ...


Les Tunisiens face à la fraude et au non respect des normes de sécurité alimentaire pendant le Ramadan

2008-09-15

De nombreux Tunisiens accusent les commerçants de profiter d'une forte demande pour augmenter leurs prix et baisser les normes de qualité pendant le Ramadan ; ces derniers répondent que pendant le jeûne, les clients ont plus tendance à être mécontents.

Par Mona Yahia pour Magharebia à Tunis – 15/09/08

[Moha Yahia] Les Tunisiens font valoir que la qualité des marchandises a tendance à baisser pendant le Ramadan, alors que les prix augmentent. Les commerçants réfutent cet argument, affirmant que les clients sont simplement plus enclins à se plaindre pendant la période du jeûne.

Les cas de tricherie et de fraude se multiplient pendant le mois du Ramadan en Tunisie, et les Tunisiens affirment que les commerçants profitent de cette saison de gros achats pour augmenter leurs prix et baisser la qualité. Les commerçants réfutent ces accusations, affirmant que pendant le jeûne, les clients sont tout simplement plus irritables qu'à l'accoutumée.

Ces échanges d'amabilités ne font qu'aggraver l'humeur générale sur les marchés publics, donnant lieu parfois à de sévères disputes.

"Durant le Ramadan, les gens se plaignent toujours de vols ou de manipulations sur les prix, ou sur la qualité des marchandises", explique Mahmoud, un vendeur de blé sur le marché de Lafiat, dans la capitale, "même si les prix sont affichés sous leurs yeux, tout comme les produits eux-mêmes."

Fatouma Daouadi, 30 ans, n'est pas d'accord.

"La plupart des vendeurs cachent les étiquettes ou augmentent les prix", explique-t-elle. "Si vous protestez, vous ne rencontrez que refus et hostilité. De plus, nous souffrrons de la qualité des produits, et sommes contraints d'acheter uniquement des marchandises de mauvaise qualité, parce que nous n'avons pas d'autre choix."

En se rendant sur les marchés tunisiens, force est de constater que les étiquettes sont cachées et que les produits proposés ne sont pas de bonne qualité. Certains magasins demandent même à leurs clients d'acheter des produits qu'ils ne souhaitent pas en plus de ceux qu'ils cherchent, une pratique que les Tunisiens appellent la "vente sous condition".

Durant le Ramadan, on constate aussi une forte augmentation du nombre de vendeurs de nourriture dans les rues. Ils n'ont aucune boutique, aucune licence et ne sont pas tenus à respecter les normes du Ministère de la Santé et les autres réglementations.

"Ces marchands, qui font leur apparition durant le Ramadan, ne respectent aucune règle éthique ni économique", explique Nader Dahman, 28 ans. "Bien qu'ils soient pénalisés chaque fois qu'ils se font prendre, ils reviennent et ne se préoccupent pas des plaintes des gens."

Nombre de personnes se plaignent également du fait que les magasins et les vendeurs des rues ne stockent pas correctement la nourriture, en particulier le poisson, ce qui, disent-ils, crée des problèmes de santé.

Le Ministère de la Santé n'est toutefois pas absent. Des équipes d'inspecteurs sanitaires sillonnent les rues de toute la Tunisie pendant le Ramadan pour contrôler la qualité et l'état des produits, et s'assurer que les clients sont protégés.

Ces opérations visent essentiellement les laiteries, les vendeurs de boissons et les magasins vendant de la viande et de la volaille, les restaurants, les cafés et les pâtisseries.

Ces équipes ont déjà effectué 9 645 visites dans l'ensemble du pays, signalé 1 096 violations, dont 456 portant sur les légumes et les céréales, 143 sur le poulet et les oeufs, 226 sur les produits alimentaires, 102 sur la viande et 54 sur le poisson.

Le Service de Recherche Economique a mis en place une ligne téléphonique directe que les clients peuvent appeler pour déposer leurs réclamations. Au cours des quatre premiers jours du Ramadan, quarante-deux plaintes ont ainsi été déposées dans les provinces de Tunis, Bizerte, Beja, dans le nord de la Tunisie, et Nabeul, sur la côte, contre vingt-quatre durant la même période de l'année précédente.

Ces plaintes portent essentiellement sur l'augmentation des prix et sur la faible lisibilité ou la dissimulation des étiquettes, en particulier pour les légumes, les céréales, la viande, le poulet et le pain.

En dépit du nombre de plaintes, les statistiques officielles montrent une diminution de dix pour cent du nombre de violations économiques déposées durant les trois premiers jours du Ramadan par rapport à la même période de 2007.

Ce contenu a été réalisé sous requête de Magharebia.com.

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mercredi 27 août 2008

Faut-il dépénaliser l’adultère ?

L'adultère est punie en Tunisie par 5 années d'emprisonnement mais il faut que ça soit la victime parmi les deux époux qui porte pleinte.
Dans certains pays où le Droit musulman traditionnel est encore en vigueur, l'adultère est punie par la peine de mort par lapidation.
Sa pénalisation en Turquie provoque une levée de bouclier européenne devant le désir d'Ankara de faire partie de l'Europe..

Un article interessant paru dans la revue "Réalités" pose la question pour le cas de la Tunisie..



Faut-il dépénaliser l’adultère ?


Dans les milieux du Barreau, on entend beaucoup d’histoires insolites à propos d’affaires d’adultère.

On vous citera le cas de l’épouse condamnée pour adultère sur la preuve d’une simple photo la montrant dans un café entourée d’amis, celui d’un mari qui a eu le même sort, trahi par le listing de ses numéros de téléphone et ses SMS, ou encore de la malheureuse qui voit la maîtresse de son mari conduire le véhicule de ce dernier, qui ont un enfant ensemble, un appartement ensemble, et qui a été incapable de prouver quoi que ce soit, car n’ayant pas eu de chance avec le «flagrant délit» réclamé par le tribunal, et l’enfant adultérin âgé de plus de trois ans. Paradoxalement et toujours dans le registre des “on dit”, certains conjoints, avec une grande complicité et pas le moindre scrupule, ont monté des scénarios machiavéliques rien que pour soutirer de l’argent à un complice d’adultère tombé dans leur piège, et certains époux ou épouses pour divorcer sans bruit et à moindre bas frais.
Bien entendu, tout ceci n’est que caricature, la réalité est beaucoup plus complexe, et les affaires d’adultère toutes différentes les unes des autres. Par contre la seule chose dont on est sûr, c’est qu’on ne badine pas avec l’adultère en Tunisie. Quand il a bien été prouvé, la sentence n’est pas légère. La loi prévoit un emprisonnement de cinq années et une amende de 500D. Mais l’adultère ne peut être poursuivi qu’à la demande de l’autre conjoint qui reste maître d’arrêter les poursuites ou l’effet de la condamnation. (article 236 du Code pénal).
En mettant la décision de poursuites pénales entre les mains de la victime, le législateur pense donc que l’adultère ne porte pas préjudice à la société, l’ordre public n’est pas concerné. Dans ces conditions pourquoi pénaliser l’adultère, se demandent ceux qui rêvent de faire sauter cet article 236. D’autant plus que cela ouvre la porte à beaucoup d’abus. Faut-il donc dépénaliser l’adultère comme l’ont fait la majorité des pays occidentaux ?

Délit d’ordre privé ou d’ordre public ?
«Pour savoir si l’adultère est un délit pénal d’ordre public ou d’ordre privé il faut revenir au mariage. Est-ce un simple contrat ou une institution. ? Si l’adultère est pénalisé, c’est pour protéger l’institution mariage, donc le mariage est considéré comme une institution. Dans ce cas, ce n’est pas à la victime de mettre en mouvement l’action publique, nous dit Me Hasseine
Bader, c’est une contradiction. Si l’on estime que c’est un délit d’ordre privé, l’ordre public n’a pas à intervenir et on doit dépénaliser l’adultère. Or en Tunisie, le mariage est un contrat civil et personnel qui n’est pas d’ordre public. Toutefois je pense que le législateur à coeur de préserver la famille, c’est pour cela qu’il est intervenu».

La définition de l’adultère
Pour le Larousse, l’adultère est la violation du devoir de fidélité entre les époux.
Dans les sociétés musulmanes, donc la société tunisienne, l’adultère est l’existence de rapports sexuels extraconjugaux entre deux personnes de sexe différents, dont au moins l’une est mariée.
Autrement dit la loi punit la violation du devoir de fidélité dont parle le Larousse. Or selon Me Hasseine Bader, il n’est pas clairement mentionné dans le contrat de mariage en Tunisie qu’il existe une obligation de fidélité. Il faut donc préciser cette notion, même si l’on suppose qu’en signant un contrat de mariage, on s’engage à ne pas avoir de relations extra-mariage. Autre contradiction, note Me Bader, les rapports extraconjugaux homosexuels ne sont pas considérés comme des rapports adultérins aux yeux de la loi tunisienne. Dans ce cas les coupables auront une peine plus légère puisqu’ils seront poursuivis pour homosexualité, dont la condamnation est une peine d’emprisonnement de trois ans.

Peut-on prouver l’adultère ?
La chariâa islamique exige quatre témoins, dont le témoignage concorde, qui doivent avoir constaté qu’un fil passé entre les corps des protagonistes au moment de l’adultère présumé, rencontre un obstacle pour que l’adultère soit matérialisé.
Aujourd’hui ça ne se passe plus du tout comme ça. Le flagrant délit d’une relation sexuelle n’est pas toujours nécessaire, précise Me Mohamed ben Smida. Pour avoir accès à une pièce où se trouverait l’éventuel couple adultère, il faut parfois passer par quatre ou cinq portes. On se rabat donc sur la convergence des preuves.
Pour prouver l’adultère, il n’y a pas de procédure spéciale. On applique les règles générales de droit. Avec un début de preuve et sur réquisition du procureur de la République, une équipe spéciale de la police qui a beaucoup d’expérience dans ce domaine est chargée de l’affaire, et remet ses conclusions au juge d’instruction, nous dit Me Ben Smida.
Pour Me Hasseine Bader, les limites des preuves doivent être aussi précisées. Actuellement c’est très général, la législation doit intervenir pour préciser la preuve. Par exemple, on ne peut pas admettre qu’on condamne des gens parce qu’ils ont voyagé par le même vol. Ce serait condamner la mixité. La jurisprudence précise qu’il faut des preuves répétées, multiples et complémentaires.

Adultère, sujet tabou
«Les plus grandes affaires d’adultère sont des règlements de comptes, nous dit Me Hédia A. Pour d’autres gens, on préfère éviter le scandale et divorcer à l’amiable, en faisant renoncer le coupable à tous ses droits, en particulier si c’est l’épouse qui est adultère. Ça reste un sujet tabou. On a un peu aussi l’impression que la société est plus indulgente pour les hommes que pour les femmes. C’est la mentalité de toute une société qu’il faut revoir. On recommande même aux femmes d’accepter pour préserver les enfants, le foyer.
Certaines se taisent, préférant vivre dans la sécurité matérielle d’un mari adultérin.
Par ailleurs, c’est un véritable parcours du combattant pour une femme qui veut porter plainte contre un mari qui la trompe. Il faut aller voir la brigade des moeurs, et ce n’est pas évident dans notre pays où l’on tolère encore les comportements volages des époux. Les femmes préfèrent ne pas porter plainte, dans ces conditions. Elles ont aussi peur de la réaction de leur conjoint si elles portent plainte. Quand c’est un homme qui est adultérin, sa femme peut toujours courir pour qu’il accepte de divorcer à ses torts ! C’est là toute la différence».
Selon Me Ben Smida, il arrive que derrière un divorce à l’amiable il y ait à l’origine une affaire d’adultère qu’on a préféré camoufler pour éviter le scandale. La société est très dure avec l’adultère, allant jusqu’à mettre en doute la filiation des enfants du couple. Il arrive parfois que des pères, après avoir découvert que leur femme avaient eu des relations extraconjugales par le passé, viennent porter plainte pour conflit de filiation.
D’un autre côté la majorité des affaires d’adultère se terminent par le retrait de la plainte. En général ce n’est que pour prouver le divorce à tort.

Pourquoi dépénaliser l’adultère ?
Des conjoints voient tout et savent tout, mais ne peuvent rien faire. Il est difficile de prouver quoi que ce soit et d’apporter les preuves qu’il faut. Le flagrant délit est difficile, et c’est très difficile qu’une affaire pour adultère aboutisse. Autant dépénaliser et en faire une cause de divorce pour faute, pense Me Hédia. Maintenant reste à savoir si ce n’est pas permettre le retour à une forme dégnisée de polygamie en dépénalisant l’adultère, précise-t-elle.
Selon Me Mohamed Ben Smida, si l’objectif de la loi tunisienne est de protéger la famille tunisienne en punissant sévèrement les coupables d’adultère, alors pourquoi accepter les retraits de plainte en cas de récidive ? Accepter de «pardonner» une deuxième fois et une énième fois c’est assez «louche», et ça ne protège en rien ni la famille ni les valeurs morales de la société. Dans d’autres pays musulmans comme l’Egypte, la Syrie, la Libye, l’Irak, la plainte de l’époux dont la femme a été adultère il y a plus de trois mois n’est pas acceptée. Alors qu’en Tunisie, il n’y a prescription qu’au bout de trois ans. «D’un autre côté on constate que la chariâa, qui a toujours exigé deux témoins dans toutes les situations, en exige quatre pour l’adultère. C’est la preuve qu’il faut être très prudent pour condamner une personne pour adultère». Me Ben Smida, craint aussi «les dérives et la perte des valeurs familiales si on dépénalise l’adultère».
Me Hasseine Bader : «Personnellement je suis contre la dépénalisation de l’adultère, pour préserver les institutions, et si l’on veut être cohérent, on ne doit pas pouvoir arrêter la procédure judiciaire, même si la victime retire sa plainte, sinon ça ne donne pas l’idée de défendre l’institution du mariage. Par contre, il faut que le législateur précise : s’il y a crime il faut le sanctionner, sinon il faut dépénaliser. Il faut une cohérence et une harmonie dans tout le système judiciaire.
Quand on a dépénalisé l’adultère dans les pays occidentaux, c’était surtout dans un souci de droit humain et de liberté sexuelle, chacun pouvant disposer de son propre corps comme il l’entend. Entre adultes consentants, les relations sexuelles sont d’ordre privé, et l’ordre public n’intervient pas.
A ceux qui pensent que sanctionner l’adultère préserve la stabilité de la famille, les opposants répondent qu’une famille dont un des parents est en prison pour adultère ne peut être stable.
En Tunisie, les juristes réclament plus de précisions à propos de ce sujet très tabou et dont l’issue reste aléatoire.

Semira Rekik


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par Sof

samedi 26 juillet 2008

Le maillot de bain se raréfie en Tunisie ?

L'été, le temps des plages et des baignades, du plaisir sensuel de l'eau et du soleil sur la peau. A moins que ...


J'ai remarqué l'année dernière en rentrant en Tunisie, que mis à part les plages touristiques et les villes "ouvertes" aux alentours de Tunis, toutes les autres villes ont subi une invasion de femmes qui se baignent en Jelbab et autre robe ( et bien sûr pour les voilées elles mettent la casquette....).

Jusqu'ici, rien d'anormal, de tout temps il y a eu des vieilles ou des familles conservatrices qui faisaient ça ( sans déranger les autres ) et il y a parfois même des plages dites "3arbi" où on trouve que des gens comme ça. Mais ces dernières années, porter le maillot de bain ( ne parlons même pas de Bikini ), est devenu très difficile pour les femmes, dans les plages publiques, elles sont devenues minoritaires, les "bou jelbèbe" les regardent de travers, les hommes des voilées les regardent avec mépris, et si ça se trouve ils passeront bientôt à l'action !!!

Que pensez-vous de la dégradation de la qualité "féminine" de nos plages qui deviennent de plus en plus squattées et monopolisées par les voilées et les "bou jelbèbe" ?

Constat effectué par El_Manchou.
Vous confirmez ? Vous contredisez ?

dimanche 11 mai 2008

Et si l'on foudroyait Nilesat!!

Oui par laser super lasertique, par missile anti-missile, par une super prière que tous les fervents croyants de la planète susurreront dans un même élan à en attirer la foudre de ce Dieu tout puissant (rassurez-moi, il y en a bien un !!), une force magique qui ferait disparaître d’un petit coup de ballet ce bien égyptien, de la surface de la terre, enfin de l’univers !! Pourquoi ?

La propagande islamique, les clips de « cul », les films de deux bords (et vous savez lesquels) à longueur de journée en boucle, en continue qui font des cervelles de nos compatriotes de nos jeunes et moins jeunes confondus, de simples légumes. Tout ça, c’est pas Nilesat ??

Sans Nilesat, y aurait-il une vague de « voilage » en Tunisie, d’islamisation en masse que d’autres appelleraient volontiers sa7wa islamiya ? (Nos petits enfants regardant les dessins animés sur les chaînes spécialisées auront même droit à la pub de folla, la poupée voilée !!)

Sans Nilesat, y aurait-il des jeunes, des ados notamment, fi 7alat izbihlél, matraqués les pauvres par des clips de midinettes. Des clips qui représentent tous les fantasmes de réalisateurs en herbe et en ascension, en difficulté cérébrale oui !!, fantasmes nourris de clichés tirés tout juste de films occidentaux en mal de recettes pharamineuses. Des clips à répétition, non stop, 24 sur 24, qui influencent et empoisonnent les petites jugeotes et même les grandes, puisqu’ils vous parlent de tout mais alors absolument de tout, sauf de la réalité.

(Et on vient nous parler de cas de schizoïdie à la tunisienne ??!!)

Sans Nilesat, y aurait il ce flot de films égyptiens, ce ras de marrée qui vous rappellera tout bas que ni docs scientifiques, ni docs tous courts ne valent votre temps perdu à regarder une téloche arabe en mal d’être. Cinéma égyptien, soir et matin, au point que certains vous avoueront que l’art est cinéma égyptien ou n’est pas !

La liste est bien longue, et s’amuser à énumérer les spécialités des chaînes, en sport (espace de défoulement pour peuples frustrés et refoulés mais aussi espace d’abrutissement de léthargie cérébrale), en téléréalité (idem), en cinéma 100% states qui tenterait d’apporter un peu de douceur au désamour arabo-américain.. toujours en vain bien évidemment, en compétition inutile et sans intérêt mais qui inciteraient bien évidement les gens à consommer plus à voter plus, et j’en passe… Enumérer ces chaînes satellitaires ne fera que vous convaincre du bien fondé de ma démarche (intellectuelle bien évidemment, et bénéfique !!!, vous en convenez! khatini )

Bien évidemment, dire que Nilesat est responsable de tous les maux et tares de nos sociétés ne ferait que schématiser la situation, toute complexe et compliquée comme elle est. Mais ce putain de Nilesat est responsable de bien des torts !!!!!

Fal na9dhi 3alayh !!!! ange

Qu’en pensez-vous les gars ?

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Texte proposé par Insomnia

jeudi 27 mars 2008

Le film d'animation "Persepolis" interdit au Liban

LE monde arabe se renferme de plus en plus sur lui même .. Le Liban qui a pour réputation d'être ouvert ne déroge pas à la règle ... Ainsi le ministère de l'intérieur Libanais a décidé de censurer le film prouvant encore une fois que notre société arabo-musulmane s'engouffre de plus en plus dans l'obscurantisme et l'intégrisme islamiste ..

Citation:
Le film d'animation "Persepolis" interdit au Liban
LEMONDE.FR avec AFP | 26.03.08 | 19h42 • Mis à jour le 26.03.08 | 19h44


Critiqué par les autorités iraniennes pour sa description de la Révolution islamique, le film d'animation franco-iranien Persépolis n'a pas été autorisé à sortir sur les écrans libanais, provoquant de vives critiques dans le pays.

Une source gouvernementale, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a expliqué à l'AFP que le film avait déplu au chef de la sûreté, un proche du Hezbollah, qui décide de la censure des films. Le ministre de la culture, Tarek Mitri, a déclaré de son côté qu'il n'y avait "aucune raison justifiant la censure du film" et qu'il a demandé au ministère de l'intérieur de faire lever cette interdiction.

Persépolis, prix du jury (ex aequo) au Festival de Cannes 2007 et nommé aux Oscars 2008, est tiré de la bande dessinée éponyme de la Franco-Iranienne Marjane Satrapi. Le film, qu'elle a co-réalisé avec Vincent Paronnaud, montre la répression sous le régime du chah mais aussi le musèlement social, et les arrestations et exécutions qui suivirent la Révolution islamique menée par l'ayatollah Khomeiny. Le film a été condamné par le gouvernement du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, comme "islamophobe" et "anti-iranien", mais une version censurée a toutefois été diffusée à quelques reprises dans le pays.

jeudi 13 mars 2008

God Will Save us

Les allemands avec leur culture et leurs philosophes ne sont pas parvenus à contenir ou éviter le fascisme, peut être parce que le monde à l'époque poussait vers ce sens (le traité de versaille et l'humiliation de l'Allemagne).

Quand l'envie de revanche est grande, quand on n'arrive pas à s'affirmer positivement dans le monde, on se crée une légende:
-Le monde entier complote contre nous.
-Les USA n'ont cure de la Chine et de la Russie mais craignent le réveil des légions d'allah.

C'est de la paranoïa tout ce que vous voudrez mais c'est attrayant. C'est le rêve auquel s'accrochent les gens à défaut d'autre chose (panarabisme etc). C'est non seulement exister aujourd'hui mais être le centre autour du quel tout tourne.

Une bonne guerre résoudrait le problème (retour à la réalité), seulement les guerres comme au temps de la seconde guerre mondiale ne sont plus possibles et le fossé entre les forces impliqués est abyssale. C'est ce qui permet à hezbollah de crier victoire alors que le Liban a subit des dégâts énormes. Tant qu'il y'a la marge pour rêver à autre chose que la réalité ils continuent. Ils n'ont pas besoin de la réalité pour penser, simple. Les faits ils s'en moquent.

L'espoir est qu'un autre rêve ou d'autres aspirations naissent mais la mondialisation capitaliste ne fait rêver personne, comme les pubs qu'on fini tôt ou tard par zapper (par dépit). L'initiative dans ce monde est kidnappée par les gros sous. Il ne y'à plus de kennedy pour nous emmener vers la Lune mais des pauvres demeurés à la solde des multinationales.
D'où est ce que viendra le prochain rêve capable de fédérer l'humanité ou faut il encore des guerres pour assainir l'air?

Vous direz où est le rapport avec le voile?

J'explique l'expansion du voile par la vague islamiste (fasciste) qui a le vent en poupe et j'explique l'écho que cette vague a chez la population par la situation de dénuement en visions fédératrices de lendemains qui chantent. Le seul recours est la religion et dieu dont la force dépasse tout.
Je ne crois pas que les gens sont devenus plus bêtes ni que les barbus sont devenus plus convaincants ou leurs arguments plus percutants. C'est juste qu'ils surfent sur la vague de "désespoir" et offrent une perspective de revanche et d'affirmation de soi. On n'est pas un peuple comme un autre qui souffre de maux chroniques mais le centre autour duquel tout tourne, les complots se tissent etc.

Par Overdrive

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