vendredi 7 mars 2008

Farhat BOUALLEGUI est un virtuose du violon ?


Jeudi 6 mars à EL TEATRO

Farhat BOUALLEGUI est un virtuose du violon. Voilà ce qu'on m'en avait dit.

J'y suis allée un peu à reculons, parce qu'a priori, je n'aime pas bcp la musique instrumentale...

Donc l'orchestre se compose d'un piano, une guitare, une contrebasse, Farhat et son violon et des percussions.

Alors quoi ?

Alors...
Le concert se compose essentiellement de reprises de grands standards
(tant orientaux qu'occidentaux) : du abdelwehab, des trucs comme le Barbier de Séville, ou Les Yeux noirs, du malouf...

Rien de franchement nouveau donc. Ces reprises étaient correctement
interprétées, et les gens ont manifestement eu l'air d'apprécier. Mais je les ai personnellement trouvées assez plates. Et j'ai en tout cas trouvé qu'il n'y avait rien apporté, qu'il n'y avait insufflé aucune touche personnelle.

D'autre part, je pense qu'il n'a pas su s'entourer. Il a fait appel à deux jeunes chanteuses. Et, à la base, c'est une bonne idée. Mais, peut-être étaient-elles malades ou indisposées, peut-être était-ce un pb de sono (?), en tout cas, on ne peut pas dire que c'était une réussite. Il y avait notamment Cyrine Ben Moussa, qu'on avait déjà eu l'occasion de voir à maintes reprises à El Teatro avec Baaziz, et qui m'avait laissé un bon souvenir (interprétant des classiques algériens) et qui a fait un beau massacre de "El bereh ken 3omri 20".

Au final : c'est un concert de "variété" correct. Qui permet de réécouter des classiques qu'on n'a plus l'occasion de bcp entendre.

Mention spéciale à Lotfi SOUA, le percussionniste, qui a quand même fait une putain de belle intro au concert avec une sorte de zir en poterie. Un son vraiment spécial. Et que j'espère revoir dans d'autres circonstances...

Par tchen

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mercredi 5 mars 2008

Projection de Persepolis à l'espace El Hamra


A l'occasion de la Journée Internationale de la Femme, l'Association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche sur le Développement et CINEFILS EL HAMRA s'associent pour vous proposer la projection exceptionnelle de PERSEPOLIS, film d'animation réalisé par Marjane SATRAPI et Vincent PARONNAUD (d'après la bande dessinée autobiographique et éponyme de Marjane SATRAPI), avec les voix de Chiara MASTROIANI, Catherine DENEUVE...


Ce long-métrage français de 2007, d'une durée d'1h35, a reçut de multiples récompenses dont :


  • Prix spécial du jury du Festival de Cannes 2007
  • Sélection officielle pour la Palme d'or
  • Prix spécial du jury au Cinemanila International Film Festival
  • Prix des auditeurs de l'émission radiophonique Masque et la
    Plume

  • Meilleur premier film lors de la cérémonie des Césars 2008
  • César de la Meilleure adaptation lors de la cérémonie des
    Césars 2008

  • Nommé aux Oscars du cinéma 2008 dans la catégorie meilleur film
    d'animation


La projection aura lieu à l'espace El Hamra, le samedi 08 mars, à 18h, et sera suivie d'un débat.



L'entrée est libre.




El Hamra – 28, rue El Jazira – 1000 Tunis

Tel & Fax : +216 71 320734
Blog de Cinéfils : http://cinefils.over-blog.com/

mardi 4 mars 2008

Les news de Moncef Dhouib


Le réalisateur Moncef Dhouib a entamé déja les repetitions de sa nouvelle pièce théatrale "MOUATEN SALAH" et comme toujours c'est un One Man Show mais cette fois c'est Soufiane Echaari qui tiendra la place de Lamine Nehdi ..à noté que les repetitions finales se tiendront au centre culturel Hammamet...d'autres part le réalisateur vient de terminer le casting de son nouveau film sur "les Djins" avec rôle principal encore une fois Soufiane echaari nous trouvons aussi une pléade de comediens confirmés notamment Fatma ben Saïdane, Wajiha jendoubi, taoufik Bahri, Abdelkader dkhil, Hmida Laabidi, taoufik el Gharbi et d'autres...du pain sur la planche pour Moncef Dhouib.

Par Artistou

Suite de la discussion ici

lundi 3 mars 2008

Historique des rivalites footballistiques en Tunisie



A Tunis historiquement et contrairement à ce que l'on peut penser aujourdhui, c’est l’Esperance qui etait (est ?) "l’équipe du peuple", alors que le Club Africain était l’équipe de la bourgeoisie tunisoise.

Politiquement, l’Esperance était liée au Neo-Destour, et le CA à l’archeo-Destour. Le rivalité était aussi une rivalité Tunis-ArcheoDestour/Sahel-NeoDestour et plus généralement Bourgeoisie tunisoise/peuple de la Tunisie profonde..

Paradoxalement l’Etoile, équipe fanion du Sahel était elle aussi plus proche des cercles de l’Archeo-Destour (grande présence de nationalistes conservateurs dans les villes du Sahel telles Sousse, Moknine ou Ksar Helal..) L’élite Neo-Destourienne (pourtant fortement sahelienne) était perçue à un certain moment comme trop impregnée de valeurs.. "tunisoises" ! D’où l’ "alliance" historique CA-ESS et la rivalité EST-ESS, qui symbolisera plus tard une rivalité Tunis/Sahel.

Aujourd’hui on en arrive à une rivalité encore plus affirmée dans le régionalisme où l’EST et le CA (implantés un peu partout en Tunisie) sont certes toujours rivaux, mais "unis" face à l’ESS non tunisoise (attitude caractéristique entre autre de certains clubistes alors que le CA est l’allié historique de l’ESS... et de certains étoilistes par réaction).

Plus généralement c’est EST et CA équipes fédératrices sur tout le pays contre ESS et CSS, équipes representant de grandes régions supposées (à tort ou à raison) favorisées.

Finalement et concernant la rivalité CSS/ESS, je ne crois pas qu’elle soit dûe à un ressentiment des sfaxiens vis à vis d’un Sahel supposé plus favorisé ou l'inverse. Je pense que les deux régions sont relativement prospères, et que c’est plutôt une ancienne rivalité qu’on retrouve depuis des générations entre sfaxiens et saheliens.

Par Sof

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dimanche 2 mars 2008

Ce dimanche soir à EL TEATRO

Deux spectacles ce soir.

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GHANNA d'Imen SMAOUI, pour commencer.
Que dire. Sur le moment, je suis sortie avec un sentiment plutôt neutre.
Ce n'est pas un spectacle qui m'a touchée. Mais je ne me suis à aucun moment ennuyée.
ça dure une petite demi-heure. Imen Smaoui est seule sur scène. Elle entre, de dos et en silence.
Le silence crée une sorte de tension... et permet de focaliser toute l'attention du spectateur sur la danseuse, de percevoir un tas de détails : mouvements des pieds, les tensions qui peuvent traverser le corps...
Mais le silence crée aussi une distance. Du moins le silence qui aurait pu mettre le spectateur en contact direct, quasi-tactile avec l'artiste donnait ici l'impression de ... regarder une expérience sur une souris dans un labo.

Je sais que beaucoup de personnes n'ont pas aimé. Parce qu'il n'y avait pas d'histoire ou pas de musique ou parce qu'ils n'ont pas "compris ce qu'elle veut dire".
ALors qu'il n'y a pas forcément besoin de comprendre ou qu'il y ait une histoire pour apprécier (ou non !) un spectacle ou une oeuvre.
C'est vrai qd même qu'on a l'impression qu'elle présente un travail très personnel. Trop personnel peut-être.
Je n'ai pas été émue, mais j'ai apprécié le travail fourni. Puis comme en plus il y a une part d'improvisations, je retournerais certainement voir GHANNA le 4 mars ...

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SLAM ALIKOM de Hatem KAROUI, accompagné par Néjib et Mehdi REKIK

On était invité à assister au premier Slam tunisien, en langue française.
Je ne connais pas bcp le slam, mais en gros, ce sont des poèmes déclamés. Il m'est arrivé de voir des performances ... et c'était plutôt pas mal. Les textes sont généralement travaillés, et globalement, je trouve ça moins agressif que le rap.

Un extrait accompagnait la présentation : « ..Moi, te faire du mal ? si ce jour arrive, si ce jour arrive, moi je couperai le mâle qui est en moi. .pour que je puisse ressembler un tant soit peu à la femme que tu es et que je puisse sentir le mal provoqué par le mâle que j’étais »

et ça donnait plutôt envie d'y aller... d'autant que je connais Mehdi et Hatem, et que, comme je les aime plutôt bien ...

Pour commencer, c'était très émouvant, parce c'était la première, que ce ne sont pas des professionnels ... Emouvant parce que c'est le moment du grand saut... et qu'ils ont eu les couilles de le faire.

J'ai apprécié la variété des thèmes abordés et leur pertinence.
On est en plein contexte tuniso-tunisien : Fils de Tunis, Jalousistan, Now-elle. Et l'humour de certaines chansons; l'impertinence aussi.
J'ai aimé les percussions de Néjib, et j'ai découvert que Mehdi avait vraiment une voix très douce, un vrai bonheur aux oreilles.

Mais... pour moi, le slam, c'est quelque chose de plus rythmé... du moins, j'ai trouvé dommage que le débit ne soit pas plus précis, plus "musical" (je ne parle pas de chanter, hein). Certains des textes pourraient certainement être enrichis, approfondis.
Dommage aussi qu'on ait parfois le sentiment que la forme (la rime) prenne le pas sur le fond (le texte proprement dit), et sur le phrasé.
Pareil, entre deux "chansons"/"moments", les transitions sont à mon goût trop ... présentes, pas assez discrètes.
Ces critiques concernent plutôt des fignolages à faire. Normal pour un premier spectacle, normal pour une première.

Pour plus d'infos rendez vous ici

samedi 1 mars 2008

Contre-rencontres à EL TEATRO - du 1er au 7 mars

MARS: « Contre rencontre» :
3ème édition

Ou les rencontres
heureuses d’ELTEATRO au gré de leurs voyages ici et ailleurs, libres de
toute contrainte, à proposer à son Public pour un tour d’horizons
divers, à se délecter de propositions originales et signant ainsi
l’appartenance mondiale de la Grande Famille Artistique libre!

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Danse

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1er Mars

- « Ghanna » de Imen SMAOUI
heure : 19h30
Durée 38 minutes

4 mars

- « Manal wù Sawssan»
Horaire : Spectacle en boucle de 16H30 à 19H30
Malak SEBAI & Sondes BEN HASSAN. Avec la collaboration artistique de Patricia TURKI
Durée : 18mn

- « Ghanna »
heure : 20h
Chorégraphié et dansé de Imen SMAOUI (Tunisie)
Durée 38mn


- « B.ticino » chorégraphie et danse de Malek SEBAI
heure : 20h40


8 mars :« Soirée : Danser la vie à Istambul »

- « DOLAP »
Chorégraphie de Mostafa KAPLAN (Turquie)
Heure : 19h00

- « Fiction as reality »
Emre Koyuncuoglu (Turquie)
Heure : 20h30



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Théâtre
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- Jeudi 13 mars : « Ape » de Gary STEVENS (UK)
heure : 19h30

- 14 & 15 Mars 2008 : " Le fou" de Taoufik Jebali
Heure: 19h30

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Musique
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- 1er Mars et 7 mars : «Slam 3likoum » : 1er concert de Slam tunisien- en français
heure : 20h00
Ecrit et slamé par : Hatem KAROUI

- 6 Mars: «vols au dessus d’un violon» de Farhat BOUALLAGUI (Tunisie/France)
heure : 19h30

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Exposition
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- Du 4 au 15 mars: Arts Plastiques
« Sey y cité » : Exposition collective.

Vernissage le 4 à 18h00.

WESTERN:Cycle mars de CINEFILS EL Hamra

WESTERN : Multiplicité d’un genre
(Cycle mars de CINEFILS EL Hamra – Présentation & Programmation)




Western : nous savons tous ce que signifie ce terme. Mais connaissons-nous vraiment ce genre cinématographique
? Son évolution, ses mutations, sa multiplicité ? Mis à part quelques
films de Sergio Leone que nous voyons tous les ans à la télévision, que
savons-nous, qu’avons-nous vus de la somme immense de westerns produits ?



Bien que né et profondément façonné par la géographie de l’Ouest américain, le Western deviendra très vite la mythologie moderne d’une super puissance naissante.

Mythologie car elle sublime d’une part la geste collective de la
conquête de l’Ouest en en faisant un modèle constitutif de la nation.
Mythologie car au sein même de cette sublimation, le dénie du génocide
du peuple indien en tant qu’habitant naturel et légitime de ces terres
y est aussi constitutif d’un refoulé national.

Il est intéressant de noter à ce propos, que la fin du Western en tant que genre coïncide avec l’affirmation progressive dans les films des torts commis envers les indiens
ainsi que celles envers le Mexique, comme un écho au sein du Western
des luttes politiques et la contestation de la guerre du Vietnam
pendant les années 60 – 70.



Ainsi voir des westerns aujourd’hui est d’une certaine manière comprendre ce qu’est l’Amérique,
ou plutôt comprendre rétrospectivement l’évolution de l’idée qu’elle
s’est faite d’elle-même à travers le 20ème siècle et celle du regard
qu’elle a jeté sur sa propre histoire à travers le médium cinéma.

Dans cette perspective, nous avons voulut notre sélection des films aussi éclectique que possible,
en commençant le cycle par un grand classique « tardif » puis en le
mettant en perspective par 3 grandes œuvres, chacune transgressant le
genre.



Mardi 4 mars 2008 à 18h30



LA PRISONNIERE DU DESERT de John FORD

(1956 - 2h)

Avec John WAYNE


Mardi 11 mars 2008 à 18h30


LA HORDE SAUVAGE
de Sam PECKINPAH

(1969 - 2h15)

Avec William HOLDEN



Mardi 18 mars 2008 à 18h30

LITTLE BIG MAN de Arthur PENN

(1970 - 2h20)

Avec Dustin HOFFMAN



Mardi 25 mars 2008 à 18h30:

DEAD MAN de Jim JARMUSCH


(1995 - 2h15)

Avec Jonny DEPP





40 ans séparant donc notre premier et notre quatrième film : l’un étant
un sommet du Western par un maître incontesté, l’autre une relecture
décalée à un moment où le genre n’existe plus en tant que telle depuis
plus d’une décennie déjà.

Aussi, par des choix diversifiés de formes et de contenus, de sujets et de traitements, nous espérons de cette façon lever des idées reçues qui peuvent être liées au Western,
à savoir entre autres celle que tous ses films se ressemblent et que
quand on en a vu un, on les a tous vu. Rien n’étant plus faux à nos
yeux, l’évolution du genre témoignant d’une complexité et d’une
multiplicité qui n’ont d’égal que la diversité et les contradictions de
l’Amérique elle-même
.



Ce cycle est proposé en partenariat avec l’Association Tunisienne pour la Promotion de la Critique Cinématographique, que nous remercions chaleureusement pour son concours.

Nous vous rappelons pour finir que comme à notre habitude, chaque long métrage est précédé par un court proposé par L’Agence du Court et du Doc. La sélection de ce mois étant la suivante (dans l’ordre de projection) :


Et on a remonté la pente
(19min, 2007)
de Faouzi Chalbi


Contretemps (11min, 2006)
de Amine Chiboub


Comme un air (9min, 2006)
de Yohann Gloaguen


Le pâtre des étoiles (22min, 2004)
de Mourad Ben Cheikh



Par ailleurs, pendant le mois de mars, deux évènements exceptionnels
viendront émailler notre activité hebdomadaire du mardi, évènements
dont nous vous parlerons plus longuement très bientôt.

Quant au mois de d’avril, il sera consacré à un cycle intitulé : Cinéma abstrait : Paradoxes et plasticités.




El Hamra – 28, rue El Jazira – 1000 Tunis
Tel & Fax : +216 71 320734